Theatres Prives_Actrices-et-Acteurs-de-France-Associés

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La commission se compose actuellement de 6 membres :

  • Benoit Gourley
  • Raphaëline Goupilleau
  • Tatiana Gousseff
  • Fred Lecat
  • Marie Claire Neveu
  • Jean-François Pagès

Pourquoi cette Commission Théâtres Privés ?

L’envie d’initier une réflexion autour de la relation entre actrices et acteurs d’une part, et théâtres privés d’autre part, est née de ce constat : que ce soit par goût ou par nécessité, de plus en plus d’acteurs et d’actrices sont aujourd’hui porteur.se.s. de projets.

Or ces artistes porteurs de projets rapportent des difficultés toujours plus grandes pour non seulement trouver des modes de financements, mais aussi, si le chemin se fait sans producteur, un théâtre où les conditions d’accueil soient financièrement supportables.

De l’envie de création d’un spectacle à son exploitation sur scène, les obstacles sont multiples.

Quelques exemples :

  • Chargés de programmation injoignables et/ou projets jamais lus, ni entendus en lecture
  • Formatage de la durée des spectacles du fait de la multiplicité des créneaux horaires
  • Montant des minimums garantis excessifs et mode de règlement trop en amont de l’exploitation
  • Non partage des coûts qui font vivre le spectacle, mais aussi, en toute logique, le théâtre qui l’accueille (presse, conception des affiches, réseaux d’affichages, communication…)

Les règles ont changé : les théâtres ne sont presque plus jamais producteurs (exceptés pour des projets de grande envergure souvent portés par des têtes d’affiche) et le système de co-réréalisation est quasiment moribond.

L’usage est devenu la location de salle, mode qu’on qualifie volontiers de « garage » tant il souligne, sauf exceptions, le peu d’investissement des lieux dans les projets qu’ils accueillent.

Un article de presse en 2013 pointait comme conséquence une véritable inflation du nombre de théâtres, citant comme exemple le festival d’Avignon (Lire l’article). Mais Paris et la province sont concernés de la même manière.

Conséquence, entre autres : la part de création, de risque et d’originalité se réduit comme peau de chagrin au profit de « concepts » rentables.

Notre objectif

  • Pointer les dysfonctionnements qui peuvent freiner les processus de création et empêcher ou altérer les collaborations entre Compagnies/Acteurs/Actrices et Théâtres Privés, dysfonctionnements qui peuvent non seulement participer à précariser les artistes, mais aussi concourir à cette dérive qui veut aujourd’hui que le théâtre soit davantage fonction d’enjeux financiers que d’enjeux artistiques.
  • Pointer les fonctionnements positifs qui servent les artistes, la prise de risque et la création en général.

 Première étape

Établir un état des lieux à l’aide d’un questionnaires adressé aux actrices et acteurs membres de l’AAFA ayant été, ou étant actuellement porteuses et porteurs de projets (que celui-ci ait abouti ou non). Le questionnaire sera mis en ligne au courant du mois de mars.

Seconde étape

Établir des statistiques et des chiffres pour éclairer concrètement les modes de fonctionnement des théâtres.

Exemple, selon les jauges :

  • montant moyen des minimums garantis
  • durée moyenne d’exploitation d’un spectacle
  • pourcentage de location et de co-réalisation
  • pourcentages de projets bénéficiaires
  • etc…

Troisième étape

Proposer aux théâtres privés une rencontre avec l’AAFA pour échanger avec eux sur nos observations.

L’AAFA pourra leur offrir un point de vue d’artiste, ils pourront offrir leur point de vue de directeurs de structures, ainsi nous pourrons commencer d’établir un dialogue dont nous espérons qu’il permettra aux deux parties de se comprendre, d’améliorer leur collaboration, et de retrouver ainsi un état d’esprit peut-être plus propice à la création.

Nous espérons que vous aurez à cœur, si vous avez été ou êtes porteur.se.s de projets, de répondre à notre questionnaire.

Tatiana Gousseff pour la Commission Théâtres Privés

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