L’affaire Weinsten nous met de façon violente, mais pouvait-il en être autrement, devant nos responsabilités. L’omerta doit cesser, les non dits doivent être criés sur tous les toits, la parole doit se libérer pour libérer l’action !

Car enfin, nous ne devons plus nous voiler la face, la grande majorité de ces actes de harcèlements ou de viols sont commis par des hommes à l’encontre des femmes, évidemment le contraire existe également mais dans une toute autre proportion.

L’AAFA depuis le début de sa création est attachée à une égalité totale de traitement entre les femmes et les hommes, dans son fonctionnement administratif, dans ses commissions etc, nous assurons donc de tout notre soutien, celles et ceux qui parlent aujourd’hui avec courage !

Tout le monde le dit, «  nous « savions », par des rumeurs, des bruits de couloirs, mais nous « savions »… Les témoignages qui se répandent déjà sur les réseaux sociaux ou dans la presse et qui nous indiquent, avec leur nombre et leur teneur l’étendue du problème, sont salutaires et révélateurs.

Alors maintenant que faire ?

Nous venons de mettre en place dès aujourd’hui, une cellule de veille, concrétisée par une adresse mail soutienaafa@gmail.com afin de recueillir de façon anonyme bien sûr, les signalements, de tous les comportements de harcèlement. Nous n’avons aucune vocation à être des vengeurs masqués, ou autres justiciers, mais nous travaillerons à recouper ces signalements, à les traiter avec sérieux,  nous serons vigilants à toutes dérives, à en informer les principaux protagonistes,  et à alerter les organismes compétents ou les autorités, susceptibles de l’être. Nous travaillerons avec les associations représentatives des professions concernées .

Nous savons qu’au sein de l’AAFA, également, nos adhérents peuvent être aussi sur des projets en position de pouvoir, nous ferons donc beaucoup de prévention afin de définir une ligne claire et précise pour nos adhérents, nous ne tolérerons aucun écart.

Nous allons, par ailleurs, mettre en place, en coordination avec les écoles d’actrices et d’acteurs représentatives, une série de sessions de dialogue préventif au sein de ces organismes, afin que perdure cette parole après le buzz médiatique de cette affaire.

Nous appelons toutes les associations représentant toutes les corporations de nos métiers à une réflexion interne et à une vigilance commune.

Nous ne devons plus jamais dire, « nous savions », sans agir.

 Juliette Duval, membre du CA et Michel Scotto Di Carlo, vice-président de l’AAFA.