COLLOQUE

SUR LES DIVERSITÉS

AU THÉÂTRE ET SUR LES ÉCRANS

Les 27 et 28 janvier 2018 à La Bellevilloise

 

Dossier suivi par Gérard Lefort, tél : 0781715647, mail :  aafa.lesdiversites@gmail.com (réservation indispensable à cette adresse)

 

 

En année olympique 0,8 % des personnes apparaissant sur les écrans de la télévision française (0,4 % en année non olympique) sont porteuses de handicaps. Or, 12 millions de français.e.s sont porteu.r.se.s de handicaps, soit près d’une personne sur 6.

30 % de la population française est racisée (assignée et réduite à une origine réelle ou fantasmée, du fait de la couleur de sa peau, de son faciès ou de son patronyme) or cela n’est visible ni sur les planches, ni sur les écrans.

Actrices Acteurs de France Associés et ses partenaires, Jeunes Textes en Liberté, Décoloniser Les Arts et 1000 Visages, souhaitent, au travers de ce colloque, définir des pistes de réflexion et d’action pour avancer plus rapidement vers une production culturelle à l’image de la société.

Octobre 2010, la production de la série télévisée « Caïn », dont le personnage principal est un policier en fauteuil roulant, contacte le comédien paraplégique Fabrice Malaval pour être le conseiller technique du comédien valide Bruno Debrandt qui a été retenu pour le rôle.

Durant le tournage de la première série, Fabrice Malaval sera présent tout le temps sur le plateau, au côté de Bruno Debrandt.

Cette série, qui a été diffusée sur France 2 à partir d’octobre 2012 et qui en est à sa cinquième saison, a grandement participé à la visibilité du handicap sur les antennes. En effet, elle a obtenu des audiences françaises moyennes par saison qui se sont échelonnées de 3 à 4,06 millions de téléspectateurs.

La question qui se pose est : pourquoi n’a-t-on pas donné le rôle au comédien handicapé ? Voici la réponse de Fabrice Malaval : « La production nous dit que, pour avoir une chance de succès, elle doit s’appuyer sur un acteur connu. Absurde, car si tu n’as jamais la chance de montrer ce que tu peux faire, tu ne seras jamais connu. Le chat se mord donc la queue ! »

Octobre 2017, sorti de « Knock », film de Lorraine Lévy dans lequel le personnage principal est interprété par Omar Sy, personnalité préférée des français en 2016.

Le fait qu’Omar Sy, comédien noir, ait été choisi par la réalisatrice et la production pour jouer un personnage dont l’origine africaine n’est pas stipulée dans le scénario et n’a aucune incidence sur l’histoire, peut être considéré comme un premier pas vers la banalisation à l’écran de la diversité de la société.

Cependant, loin de toute naïveté, on ne peut qu’être conscient du caractère  éminemment bankable de l’acteur Omar Sy.

La commission AAFA – Les Diversités, par l’organisation de ce colloque, vise à ce que ce genre de situation ne reste pas unique et que dans le futur on puisse attribuer des rôles non pas en fonction des origines mais en fonction du talent.

L’association Actrices Acteurs de France Associés, porteuse du projet, a pour objet de protéger notre spécificité d’artistes-interprètes dans le processus créatif et dans la cité.

Dans l’objectif de représenter les comédien.ne.s, elle se veut un espace de réflexion, de rencontres, d’entraides, d’échanges interprofessionnels et d’influence sur toutes les décisions qui concernent notre métier.

Forte de ses 500 adhérent.e.s au bout de 3 années d’existence, l’AAFA s’attelle à créer des passerelles :

  • passerelles entre les comédien.ne.s pour les fédérer et renforcer la solidarité entre comédien.ne.s de tous horizons professionnels, entre comédien.ne.s de notoriété diverse, entre comédien.ne.s acti.f.ve.s et comédien.ne.s en difficulté, entre comédien.ne.s expérimenté.e.s et jeunes comédien.ne.s
  • passerelles avec nos institutions afin d’être un relais de la politique institutionnelle et culturelle auprès de nos adhérent.e.s et d’être le relais des réflexions et positions de nos adhérent.e.s auprès de ces institutions
  • passerelles au sein de notre profession avec les différents syndicats, groupements professionnels et associations, en toute indépendance, pour renforcer la cohésion entre les différents corps de métiers artistiques.

Dans le cadre de nos valeurs de partage, d’entraide et d’équité, la commission AAFA – Les Diversités se mobilise pour que tou.te.s comédien.ne.s, quelles que soient ses spécificités physiques, ethniques ou sociales, puissent exposer son talent pour pouvoir le faire connaître et reconnaître.

Son mode opératoire étant basé sur la création de passerelles, l’AAFA a souhaité travailler sur ce sujet avec des partenaires aux préoccupations proches : Label Jeunes Textes en Liberté, Décoloniser Les Arts et 1000 Visages.

  • Label Jeunes Textes en Liberté, créé en septembre 2015, est né de la volonté de promouvoir la représentativité des auteurs, des metteurs en scène et des comédiens racisés sur les scènes de théâtre et de défendre une diversité de narration (www.jeunestextesenliberte.fr)
  • Décoloniser Les Arts, né en décembre 2015, ce collectif d’artistes et de professionnels des Arts et de la Culture, porteu.rs.ses de Cultures minorées, souhaite  faire reconnaître ses esthétiques singulières et la problématique particulière des artistes racisé.e.s.
  • L’association 1000 Visages, qui depuis 11 ans permet à des jeunes issus des quartiers populaires de découvrir les métiers du cinéma et de développer leurs compétences professionnelles en visant l’excellence (www.1000visages.fr)

 

PROGRAMME

Samedi 27 janvier 2018

9h30 : Ouverture au public

10h – 11h30 Table ronde des experts, 1er plateau : Questionner la norme (1h d’exposé, 30 mn d’échanges avec la salle)

Penda Diouf, autrice de théâtre, directrice de la médiathèque Ulysse à Saint-Denis, co-fondatrice avec Anthony Thibault du label Jeunes Textes en Liberté

Maxime Cervulle, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, auteur de « Dans le blanc des yeux : diversité, racisme et médias »

Zined Rachedi, maître de conférence en sociologie à l’INS HEA, et directrice adjointe du Grhapes (Groupe de recherche sur le handicap, l’accessibilité et les pratiques éducatives et scolaires)

Jean-Philippe Blanchard, doctorant en sociologie préparant une thèse sur l’ethnicité et le cinéma en France

Meriem Amari, directrice de casting

Marc Cheb Sun, auteur, directeur de la revue « D’ailleurs et d’ici »

11h30 – 13h Table ronde des experts, 2ème plateau : Quotas, Pas Quotas ? (1h d’exposé, 30 mn d’échanges avec la salle)

Mémona Hintermann-Afféjee, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

Hélène Camouilly, de France Télévisions, Directrice déléguée à la diversité dans les programmes,

Samira Djouadi, Déléguée Générale de la Fondation du Groupe TF1

Jade Phan-Gia, comédienne membre du Collège de la Diversité mis en place par le Ministère de la Culture et de la Communication

Sylvie Dallet, Professeure des Universités, directrice de recherche au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines, Présidente de l’Institut Charles Cros

14h30 – 17h Table ronde des experts, 3ème plateau : Exercer son art, silence et violences (avec projection de courts-métrages et 30 mn d’échanges avec la salle)

Farès Ben Maouya, réalisateur, chargé de mission chez 1000 Visages

Nadja Harek, réalisatrice

Inès Anane, comédienne, réalisatrice

Leyla Jawad, comédienne

Souad Amidou, comédienne membre de l’AAFA, réalisatrice

Rodolphe Boucher, comédien malentendant membre de l’AAFA

Films : « Les Princes de la ville » de Souleymane Sylla, « Jamais ensemble » de Nadja Harek, « Rendez-vous avec Ninette » de Souad Amidou. « Rodolphe » de Sarah Gfeller

17h30 – 18h30 concert

Ouverture par un extrait de « Madiba le musical », spectacle en hommage à Nelson Mandela écrit par Jean-Pierre Hadida et Alicia Sebrien

puis concert à la guitare de Malek Belarbi, auteur-compositeur-interprète franco-marocain.

Dimanche 28 janvier 2018

14h : ouverture au public

On demande aux gens d’écrire sur un bout de papier un thème, une question qu’elles souhaiteraient voir traiter durant l’après-midi

14h30 : Tables rondes participatives tournantes

Principe :

  • le public est réparti en 3 groupes de taille similaire
  • chaque groupe va, durant une demi-heure, discuter sur une table autour d’un thème (15h)
  • à la fin de la discussion, le temps que les référents de la table notent les éléments de réflexion produits par la discussion, il y a 15 mn d’intermède artistique (texte dit, parenthèse musicale …) (15h15)
  • puis c’est la première rotation, chaque groupe change de table et discute d’un autre thème pendant 30 mn (15h45)
  • deuxième intermède artistique de 15 mn (16h)
  • puis c’est la deuxième rotation pour une dernière discussion de 30mn sur un 3ème thème. (16h30)

Sur la table A, sera traité le thème tiré au sort parmi les propositions du public.

Sur la table B, sera traité le thème défini conjointement par 1000 Visages et Décoloniser Les Arts.

Sur la table C, sera traité le thème défini conjointement par Jeunes Textes en Liberté et l’AAFA.

En fonction de l’effectif du public, les tables pourront être doublées mais on restera toujours sur 2 rotations (A’ traitera le même thème que A, B’ le même que B et C’ le même que C).

Avec ce mode opératoire, chaque membre du public aura pu s’exprimer sur les 3 thèmes abordés.

16h45 – 17h : extrait du spectacle de sensibilisation à l’embauche des personnes en situation de handicap, « Changeons de regard », joué par Gérard Lefort.

17h – 17h30 : communication des réflexions issues des discussions

17h45 : fin du colloque.

 

 

Présentation des intervenants et des modérateurs

Plateau 1

Penda DIOUF

Autrice de théâtre et directrice de la médiathèque Ulysse à Saint-Denis, Penda Diouf écrit depuis l’âge de 19 ans. PoussièreLa Grande OurseLe SymboleHyènesPistes, sont quelques-unes de ses pièces, remarquées par le Tarmac, la Huchette, À mots découverts, la Comédie Française ou le théâtre de la Tête Noire.

Ses pièces traitent des questions d’identité, de l’oppression, du patriarcat mais aussi des méfaits de la colonisation.
Certaines ont été jouées à l’étranger, notamment en Suisse, en Guinée, en Arménie, au Togo et au Bénin.

Penda Diouf est aussi co-fondatrice, avec Anthony Thibault, du label Jeunes textes en liberté, festival de théâtre itinérant, co-organise le comité de lecture jeune public de Scènes appartagées et anime des ateliers d’écriture, notamment pour des publics allophones. Elle participe au lancement d’une revue littéraire pour le 1er semestre 2018, hEXagones et est consultante sur des scénarios de long-métrage.

Maxime CERVULLE

Maxime Cervulle est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et membre du Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI). 

Ses recherches portent sur la politique de diversité dans les arts et les médias, sur les représentations médiatiques des rapports de genre et du racisme, ainsi que sur leur réception par les publics. 

Il est l’auteur de l’ouvrage « Dans le blanc des yeux. Diversité, racisme et médias » (Éditions Amsterdam, 2013), le co-auteur de « Cultural Studies. Théories et méthodes » (Armand Colin, 2015) et de « Homo exoticus. Race, classe et critique queer » (Armand Colin et INA, 2010).

Jean-Philippe BLANCHARD

Jean-Philippe Blanchard est doctorant en sociologie et chargé d’enseignement à l’Université Nice Sophia Antipolis. Il prépare une thèse sur l’ethnicité et le cinéma en France. Son travail est dirigé par Christian Rinaudo et Yvan Gastaut au sein du laboratoire URMIS (Unité de recherches Migrations et société, CNRS).

Meriem AMARI

Née en Algérie, arrivée en France à 3 ans à Toulouse.

Bac A3 cinéma audiovisuel premières réalisations de courts-métrages d’école et mise en scène et interprétation de pièces de théâtre. Obtention d’une maîtrise d’Histoire de l’Art et Muséologie puis d’un DEA de Lettres Modernes et Cinéma.

Elle débute dans l’audiovisuel comme assistante à la mise en scène et se dirige rapidement vers le casting. Sa première collaboration professionnelle est le film d’André Téchiné « Les égarés ». Au cours de ce tournage, elle fit répéter les jeunes comédiens Clémence Mayer et Grégoire Leprince-Ringuet.

De nombreuses collaborations suivront sur des longs métrages et des téléfilms en français, en anglais et en arabe.

 

Plateau 2

Sylvie DALLET

De formation multiple (histoire, philosophie, littérature, cinéma) professeure des universités (Arts) et directrice de recherches (CHCSC / Paris Saclay) elle est aussi essayiste, peintre, productrice artistique, directrice de collection et créatrice de structures interdisciplinaires. En 1995 elle a fondé le Centre d’Études et de recherche Pierre Schaeffer et en 2001, l’Institut Charles Cros (www.institut-charles-cros.eu) dont elle est actuellement présidente. Elle dirige un programme de recherche interdisciplinaire Éthiques de la création, dont un des axes explore les expressions des « Handicaps créateurs », dans la démarche des « Créativités & Thérapies ». A ce titre, elle participe à de nombreux colloques internationaux et a été, au titre de l’Institut Charles Cros, expert européen handicap et arts plastiques (2012 – 2013) sur le projet international Art for All.

Jade PHAN-GIA

Née en Charente-Maritime, de parents vietnamiens, Jade PHAN-GIA a grandi à Dakar.

À l’image de ses racines puisant leurs origines sur trois continents, son parcours de comédienne est protéiforme.

Parallèlement à l’obtention méthodique d’un doctorat scientifique, son instinct et sa curiosité l’orientent peu à peu vers l’art dramatique.

Elle travaille au cinéma auprès de cinéastes tels que Pierre Schoeller (« L’exercice de l’État »), Frédéric Pelle (« La tête ailleurs », « Le chant du merle »), Michel Blanc (« Embrassez qui vous voudrez ») ou l’américain Jonathan Demme (« The Truth about Charlie ») et vient de participer au tournage du film « Les Chatouilles » co-réalisé par Andréa Bescond et Éric Métayer.

A la télévision, elle interprète un des rôles principaux de la série sur France 2 « Des soucis et des hommes », différents guests pour des séries, des téléfilms et participe à la première saison de « Baron noir » pour Canal +.

Pour le théâtre, elle est Cléopâtre dans « Quelque chose » mis en scène par Andréa Bescond en mars 2017, et l’Hirondelle dans « Marco et l’Hirondelle du Khan » d’Éric Bouvron. Crée à Avignon en 2016 ce spectacle s’est joué en résidence au Théâtre La Bruyère à Paris et sera en tournée de janvier à mai 2018.

Par ailleurs, Jade Phan-Gia intègre en décembre 2015 le Collège de la Diversité, issu des Assises de la Jeune Création, au sein du Ministère de la Culture et de la Communication, sous la présidence de Fleur Pellerin puis d’Audrey Azoulay. Ce Collège de la Diversité entend constituer une instance de veille et de vigilance, dont le projet est de mesurer la démocratisation de l’accès aux pratiques, aux formations, mais aussi aux responsabilités artistiques, et de contribuer à lever les éventuels freins à cette ambition.

Plateau 3

Farès BEN MAOUYA

Farès Ben Maouya est chargé de mission au sein de l’association 1000 Visages, présent sur le terrain des actions avec les jeunes notamment les classes et stages de jeu d’acteur.

Autodidacte depuis 3 ans, il a réalisé 4 courts-métrages dont un produit par l’association 1000 Visages, « Souviens-toi Ornella » qui a reçu le prix du collectif du Festival Tournez Jeunesse.

Il a également réalisé « JOEYROSE », un film d’1h40 projeté au cinéma Gaumont Opéra.

Actuellement il travaille sur 2 projets de court-métrage, en parallèle de ses réalisations de clips musicaux et vidéos institutionnelles qu’il réalise pour l’association « One, Two, Three … RAP ! », dans laquelle il est chargé de projet audiovisuel et trésorier.

Nadja HAREK

Auteur-Réalisatrice, Nadja Harek a plusieurs films à son actif depuis une quinzaine d ‘ années. Sensible à la représentation de la diversité à l’écran, elle a écrit et réalisé en 2012 le documentaire “Du cercle à la scène” sur l’intégration de la génération de danseurs hip-hop à la danse contemporaine. Puis B-Girls en 2014 qui explore le quotidien de quatre danseuses dans l’univers masculin très codé du hip-hop, et enfin Mayotte hip hop (r)évolution ( 2017) sur la jeunesse mahoraise abandonnée qui s exprime grâce au Hip Hop, tous trois coproduits par Keren Production avec France Ô.

Un de ses derniers documentaire, plus intime, “Ma famille entre deux terres” (2015) traite des conséquences de l’immigration et de l’exil entre la France et l’Algérie, à travers l’histoire de sa propre famille sur trois générations. Ce film a obtenu deux prix au festival de Tanger dont le grand prix du documentaire. Elle également écrit et réalisé son premier court métrage de fiction «  Jamais Ensemble  » (2015)qui pointe les inégalités de traitement entre frères et sœurs maghrébins et l’ incommunicabilité au sein de la famille, coproduits avec France 3 primé par les lycéens en Occitanie. Pour finir elle a réalisé un portrait sur la slameuse marocaine « Tata Milouda » ancienne femme de ménage analphabète d ‘ une soixantaine d années, dans e cadre des Ateliers Varan.

Inès ANANE

Je m’appelle Ines Anane j’ai 31 ans, je suis comédienne, réalisatrice, écrivaine, metteure en scène, engagée et militante.

J’ai tenu des rôles dans “Les aimants” de A.H Benotman, “Jamais ensemble” de Nadja Harek. Tête de WAM, de Jean Pascal Zadi. 

J’ai réalisé 3 épisodes de la série “Y a pas de justice” scénarisé par A.H Benotman.

J’ai commencé un documentaire en Juin 2106, «  Sur la vie de ma mère », qui retrace le parcours de Meriem, une femme issus de l’immigration Algérienne qui vit à Sète dans le sud de la France.

Et pour subvenir à mes besoins j‘ai été coordinatrice audiovisuel à Matignon.

En ce moment je suis au théâtre où je remonte pour la 3 éme fois, « Mise en boîte » une pièce de théâtre que j’ai écrit, mise en scène et dans laquelle je joue, qui parle d’enfermement, de violences d’états et de violences policières. (Les 15 et 16 Février 2018 au centre Louis Lumière Paris 20)

 

Rodolphe BOUCHER

Rodolphe, malentendant, comédien-acteur diplômé pro, ex-boxeur a commencé chez « IVT (International Visual Theatre) » d’Emmanuelle Laborit en 2010, en étant comédien amateur puis il est devenu professionnel en 2012 en jouant dans la pièce « Froid dans le dos » en bilingue (LSF et oral) de 2012 à 2013. Depuis il a participé à une dizaine de pièces de théâtre et de courts-métrages en passant notamment par la Belgique avec la pièce : « Monstres ! » de 2015 à 2016 à Liège. 

En 2014, il a intégré l’école professionnelle parrainée par Jean-Paul Belmondo : « L’Entrée des Artistes » d’Olivier Belmondo jusqu’en 2017, trois années de formation récompensées par un diplôme reconnu par les professionnels du spectacle. Il est le deuxième comédien malentendant diplômé et reconnu par la profession, après Emmanuelle Laborit, 1ère comédienne sourde récompensée par le Molière de la révélation théâtrale en 1993 pour son interprétation dans « Les Enfants du Silence ».

 

Intermèdes artistiques lors de la deuxième journée

Saliame KHELOUFI

Comédienne, diplômée de l’Ecole de la Rue Blanche en 1998, elle joue de tout et des mots avec son talent de conteuse, de sl’âmeuse, d’humoriste, d’artiste engagée qui anime les débats en véritable médiatrice de choc, tiens la scène solo. 

Elle s’attache aussi passionnément à entrainer les autres dans sa spirale créative tous azimuts, en tissant des liens pour des aventures humaines hors norme.

Depuis 1995 Saliame Khéloufi joue la comédie pour différents metteurs en scène , Julie Brochen, Pradinas, Rancillac  crée son ome show ” Lala’tchatche” , son recueil de poésie  ” Sl’âme Aleikoum” (L’Harmattan). 

Gérard LEFORT (gerard-lefort.com)

Enseignant retraité – Chevalier de l’Ordre National du Mérite pour son parcours à l’Éducation nationale, paraplégique, comédien, vice-président de l’AAFA, motard.